Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale, Recueil de données, 2014

Sommaire

Le recueil de données "Revenu agricole, situation financière et aide gouvernementale" rassemble des séries de données historiques provenant de plusieurs sources en un document pratique pour les utilisateurs de données sur les principaux indicateurs économiques et financiers du secteur agricole. Le recueil donne une vue d'ensemble de la situation de l'agriculture primaire et des dépenses que font les gouvernements pour assurer le dynamisme et la compétitivité du secteur. Ce recueil fournit également des renseignements utiles sur l'aide publique versée au secteur et qui sont difficiles à obtenir autrement.

Les renseignements inclus dans le recueil sont fournis par plusieurs organisations d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et par d'autres ministères fédéraux. Ils sont aussi préparés en consultation avec les ministères provinciaux responsables de l'agriculture.

Le recueil de données est divisé en quatre sections :

  • La section A présente des renseignements relatifs au revenu agricole;
  • La section B contient des renseignements sur la situation financière des exploitations agricoles;
  • La section C renferme des données sur les dépenses publiques au secteur agroalimentaire;
  • La section D présente les estimations du soutien à l'agriculture.

Des notes intégrées à la fin de chaque section fournissent des renseignements sur la méthodologie. Chaque édition du recueil présente les données les plus récentes sur les principaux indicateurs économiques et financiers.

Points saillants

Section A - Revenu agricole

  • En 2013, les recettes tirées des productions végétales et animales ont totalisé 52,2 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis les 10 dernières années (2004-2013). L'augmentation des recettes tirées du marché en 2013 est attribuable aux recettes élevées des productions végétales (30,6 milliards de dollars) et des productions animales (21,5 milliards de dollars), lesquelles ont atteint leur plus haut niveau en 10 ans.
  • En 2013, le revenu monétaire net s'est chiffré à 12,7 milliards de dollars, ce qui représente le niveau le plus élevé entre 2004 et 2013 et qui dépasse le dernier record de 12,4 milliards de dollars établi en 2012. À titre de comparaison, le revenu monétaire net le plus faible au cours de la même période a été de 5,9 milliards de dollars, en 2006.
  • Les paiements des programmes sont passés de 2,7 milliards de dollars en 2013 par rapport à 3,4 milliards de dollars l'année précédente. De manière générale, les revenus élevés réalisés depuis 2008 grâce aux conditions favorables des marchés ont réduit les besoins en matière de paiements de programmes.
  • Les résultats provisoires pour 2013 montrent qu'avec des revenus d'exploitation moyens de 594 778 $, Terre-Neuve-et-Labrador est la province où l'on retrouve les plus grandes entreprises agricoles. C'est en Saskatchewan que l'on retrouve les exploitations agricoles les plus petites, avec des revenus d'exploitation moyens atteignant 316 928 $ en 2013. À l'échelle nationale, les entreprises agricoles enregistraient en moyenne des revenus d'exploitation de 387 948 $ et des dépenses d'exploitation de 318 276 $ en 2013, ce qui représente un bénéfice net d'exploitation moyen de 69 673 $. Il s'agit d'une augmentation de 3 % par rapport au bénéfice net d'exploitation moyen enregistré l'année précédente, lequel se chiffrait à 67 402 $.
  • Le bénéfice net d'exploitation varie considérablement selon le type d'exploitation agricole. En 2013, les producteurs de pommes de terre ont enregistré le bénéfice net d'exploitation moyen le plus élevé (216 130 $), suivis des producteurs de volailles et d'oeufs (195 119 $). Le bénéfice net d'exploitation moyen des producteurs de céréales et d'oléagineux s'est chiffré à 93 823 $; 79 110 $ pour les producteurs de légumes et de  melons; 38 146 $ pour les producteurs de fruits et de noix; 12 142 $ pour les éleveurs de bovins. Les éleveurs de porcs ont réalisé un bénéfice net d'exploitation moyen de 104 258 $, ce qui représente une baisse de 6 % par rapport à l'année précédente.

Section B - Situation financière des exploitations agricoles

  • Les agriculteurs contractent des dettes pour assumer des obligations financières à court terme et pour investir dans leur exploitation afin de tirer profit de nouveaux débouchés commerciaux. En 2013, la dette agricole totale au Canada s'élevait à 78,0 milliards de dollars.
  • En 2013, 66 exploitations agricoles ont déclaré faillite, ce qui représente une hausse par rapport aux 46 faillites de l'année précédente, mais demeure tout de même bas par rapport aux données historiques. L'Ontario (18 faillites), le Québec (13 faillites) et le Manitoba (13 faillites) sont les provinces ayant enregistré le nombre le plus élevé de faillites. Le nombre de faillites agricoles suit une tendance à la baisse depuis 1998.
  • Financement agricole Canada (FAC) a approuvé 46 288 nouveaux prêts en 2013-2014. Le montant moyen des prêts approuvés par FAC s'est élevé à 163 649 $.
  • Au total, 1 747 nouveaux prêts ont été enregistrés en vertu de la Loi canadienne sur les prêts agricoles (anciennement la Loi sur les prêts destinés aux améliorations agricoles et à la commercialisation selon la formule coopérative) en 2013-2014. Près de trois nouveaux prêts sur quatre ont été octroyés à la Saskatchewan.
  • De façon générale, les bilans des exploitations agricoles ont été encourageants en 2013. En moyenne, les exploitations agricoles canadiennes ont déclaré 2,8 millions de dollars d'actifs et 0,5 million de dollars de dettes, totalisant un avoir net de 2,3 millions de  dollars. On observe des variations considérables selon le type d'exploitation. L'avoir net moyen est de : 5,5 millions de dollars pour les élevages avicoles; 4,4 millions pour les producteurs de pommes de terre; 3,4 millions pour les fermes laitières; 2,6 millions pour les élevages de porcs; 2,5 millions pour les exploitations céréalières; 1,7 million pour les élevages de bovins de boucherie. Les exploitations de la Colombie-Britannique ont déclaré les actifs les plus élevés au Canada, soit 3,6 millions de dollars, suivies de l'Alberta, à 3,5 millions de dollars. Cependant, au chapitre des valeurs nettes moyennes, les exploitations agricoles de l'Alberta ont enregistré les plus élevées à 3,0 millions de dollars, suivies de celles de la Colombie-Britannique à 2,8 millions de dollars.
  • À l'automne 2014, l'ammoniac anhydre coûtait en moyenne 962 $ la tonne en Ontario, 793 $ la tonne au Manitoba et 850 $ la tonne en Saskatchewan. Les agriculteurs de l'Ontario ont payé l'ammoniac anhydre moins cher que ceux des États américains voisins (Michigan, Ohio et Indiana) tandis que les agriculteurs du Manitoba l'ont payé moins cher que ceux du Minnesota et du Dakota du Nord. Les agriculteurs de la Saskatchewan ont payé un prix plus élevé pour l'essence que leurs homologues de l'Ontario et du Manitoba, alors que les prix du diesel ont été semblables dans les trois provinces. Les agriculteurs de l'Ontario et du Manitoba se sont procuré de l'essence à un prix plus élevé que leurs voisins américains, alors que seul l'Ontario a payé plus cher pour le diesel.
  • Les dépenses totales reliées à l'exploitation agricole ont augmenté de 2 % par rapport à l'année précédente pour s'établir à 48,5 milliards de dollars en 2013. Une bonne partie de cette hausse est attribuable à l'augmentation de l'amortissement, des loyers, du coût des pesticides, des intérêts, d'autres dépenses et des salaires en espèces, mais la baisse du prix des engrais l'a compensée en partie.

Section C - Dépenses publiques au secteur agroalimentaire

  • Le total des dépenses publiques consacrées au soutien du secteur agricole et agroalimentaire a diminué de 9 % en 2013-2014, passant à 6,00 milliards de dollars. Les dépenses fédérales ont diminué de 10 % pour s'établir à 3,02 milliards de dollars alors que les dépenses provinciales ont connu une baisse de 8 % pour s'établir à 2,98 milliards de dollars.
  • On prévoit en 2014-2015 que les dépenses fédérales connaîtront une baisse de 10 % pour s'établir à 2,72 milliards de dollars, tandis que les dépenses provincials chuteront de 3 % pour s'établir à 2,88 milliards de dollars. Au total, on s'attend à ce que les dépenses connaissent une baisse de 7 % pour s'établir à 5,61 milliards de dollars.
  • En 2013-2014, les paiements de programmes fédéraux, lesquels sont composés principalement des paiements versés directement aux producteurs, devraient diminuer pour totaliser 1,18 milliard de dollars. Ces paiements devraient demeurer inchangés en 2014-2015. Au cours de la même période, les paiements de programmes provinciaux devraient diminuer en 2013-2014 pour s'établir à 1,38 milliard de dollars et également diminuer en 2014-2015 pour s'établir à 1,14 milliard de dollars.
  • En 2013-2014, les catégories affichant les dépenses les plus élevées sont les paiements de programmes ainsi que la recherche et l'inspection. Ces deux categories représentent respectivement 75 % et 54 % des dépenses fédérales et provinciales. Cependant, la part des dépenses consacrées à la recherche et à l'inspection est de 39 % à l'échelon fédéral et de 12 % à l'échelon provincial.

Section D - Estimation du soutien au secteur agricole

  • Exprimée en pourcentage des recettes agricoles brutes, l'estimation du soutien aux producteurs (ESP) au Canada a diminué, passant de 15 % en 2012 à 12 % en 2013.
  • De 2012 à 2013, le niveau de soutien exprimé en pourcentage des recettes agricoles brutes a diminué aux États-Unis (de 8 % à 7 %). Il est demeuré inchangé en Australie (2 %), dans l'Union européenne (20 %), au Mexique (12 %) et en Nouvelle Zélande (1 %).
  • Au fil du temps, le soutien à des produits particuliers est en baisse, mais certains produits reçoivent encore aujourd'hui beaucoup de soutien. On mesure le niveau de ce soutien par l'intermédiaire des transferts au titre d'un seul produit (TSA), indicateur qui mesure les transferts liés à la production d'un seul produit. Cet indicateur est exprimé en pourcentage des recettes brutes pour un produit particulier. En 2013, le lait est le produit qui a reçu le plus haut niveau de soutien au Canada, fort d'un TSA de 44 %. Dans l'Union européenne, c'est le boeuf et le veau qui ont reçu le plus haut niveau de soutien, avec un TSA de 40 %. Aux États-Unis, aucun produit n'a affiché un TSA supérieur à 10 %.

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